Le courtier Vousfinancer enregistre une hausse de 18% des dossiers de crédit immobilier en avril 2026 : après deux ans de correction brutale, le marché du crédit reprend des couleurs.
Entre 2023 et fin 2024, le nombre de transactions immobilières en France est passé de 1,1 million à environ 800 000 par an. Les taux passés de 1% à 4% en quelques mois ont gelé le marché. En avril 2026, Vousfinancer, l’un des principaux courtiers français, constate une accélération nette de l’activité : +18% de dossiers de crédit d’achat sur un mois. Une reprise qui se confirme après plusieurs mois de signaux positifs.
Taux stabilisés autour de 3,5%, volumes en hausse
Le taux moyen constaté sur les crédits immobiliers à 20 ans s’établit désormais autour de 3,5%. Ce niveau, bien supérieur aux 1% de 2021, reste soutenable pour les ménages disposant d’un apport solide. La baisse progressive des taux depuis le pic de 4,2% mi-2024 a réouvert la capacité d’emprunt pour une partie des acheteurs. Sur le terrain, les primo-accédants reviennent : le calcul redevient possible.
Les prix immobiliers ont reculé de 4,7% sur un an au troisième trimestre 2024. Cette correction, couplée à la stabilisation des taux, redonne de l’air aux dossiers. Les banques acceptent à nouveau des profils qu’elles refusaient il y a 12 mois : le taux d’endettement reste limité à 35%, mais les marges de négociation réapparaissent.
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📊 Chiffres clés du marché
- Taux moyen crédit 20 ans : 3,5%
- Évolution prix immobilier (T3 2024) : -4,7% sur 1 an
- Volume transactions 2024 : ~800 000 (vs 1,1M en 2022)
- Progression dossiers Vousfinancer (avril 2026) : +18%
Source : DVF (DGFiP / data.gouv.fr) · INSEE
Ce qu’il faut faire si vous cherchez à acheter
Si vous avez un projet d’achat en 2026, le moment redevient favorable : les prix ont baissé, les taux se stabilisent, la concurrence entre acheteurs reste modérée. Trois points à vérifier avant de déposer un dossier : disposer d’un apport de 15% minimum (frais de notaire inclus), vérifier votre reste à vivre après crédit (le calcul des 35% d’endettement intègre toutes vos charges), et comparer au moins trois banques via un courtier pour obtenir le meilleur taux. Les établissements ont rouvert leurs grilles, mais les écarts de taux entre profils restent importants : 0,5 point de différence représente plusieurs dizaines de milliers d’euros sur 20 ans.
Pour les investisseurs locatifs, la donne a changé : les rendements bruts remontent mécaniquement (prix en baisse, loyers stables), mais les contraintes réglementaires (DPE, encadrement des loyers) réduisent les marges nettes. Le LMNP reste attractif pour ceux qui visent un complément de revenu post-retraite, à condition de cibler des zones tendues avec un marché locatif solide. Ancien ou neuf, le calcul de rentabilité nette (charges, vacance locative, fiscalité) reste le seul indicateur fiable : un rendement brut de 5% peut tomber à 2,5% net après impôts et travaux.
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