Après deux ans de correction brutale, le marché du crédit immobilier français renoue avec la croissance : la production progresse depuis trois mois consécutifs, portée par une volonté retrouvée des banques de financer les projets des ménages.
Le signal est clair. Selon Le Revenu, la production de prêts immobiliers affiche une hausse continue sur le premier trimestre 2026, malgré un environnement économique et géopolitique encore incertain. Cette tendance met fin à près de 24 mois de contraction, marqués par la remontée historique des taux de 2022-2023 et l’effondrement du volume de transactions (environ 800 000 ventes enregistrées en 2024, contre 1,1 million en 2022). Le marché sort d’un cycle d’ajustement violent. Il entre désormais dans une phase de stabilisation progressive, mais sans retrouver les rythmes d’avant-crise.
Ce qui change concrètement
Les banques ont recommencé à prêter. Ce redémarrage s’observe dans les réseaux de courtage comme dans les agences bancaires : les dossiers remontent, les délais d’instruction raccourcissent, les refus systématiques reculent. La Banque de France confirme cette dynamique avec une hausse de la production de prêts constatée dès mars 2026. Les établissements financiers retrouvent de l’appétit pour le crédit immobilier, un segment longtemps mis sous cloche après la flambée des taux. Les prix, eux, se normalisent. L’indice des prix immobiliers de l’INSEE affichait une baisse de 4,7 % sur un an au troisième trimestre 2024. Cette correction a rendu l’accès à la propriété plus réaliste pour une partie des ménages. Le marché de l’ancien poursuit son redressement : les volumes de transactions repartent, sans emballement, mais avec une régularité qui rassure les professionnels du secteur.
Les taux immobiliers restent stables autour de 3,5 % sur 20 ans en mai 2026, un niveau encore supérieur aux standards de 2020-2021, mais en recul par rapport aux pics de 2023. Cette stabilisation permet aux ménages de projeter à nouveau, à condition de respecter les ratios d’endettement (33 % maximum) imposés par le Haut Conseil de stabilité financière. Résultat : la demande revient, modérément, mais avec constance.
Ce que vous devez faire
Si vous avez un projet immobilier en cours, le moment est propice pour solliciter plusieurs établissements. La concurrence redevient un levier de négociation : comparez les offres, faites jouer les courtiers, exigez des simulations détaillées sur la durée totale du crédit. Les banques cherchent à retrouver des parts de marché perdues. Elles sont donc plus enclines à ajuster leurs conditions, notamment sur les frais de dossier ou les assurances emprunteur. Pour les investisseurs, cette reprise ouvre une fenêtre : acheter dans un marché stabilisé, avant une éventuelle remontée des prix dans les zones tendues. Mais attention : cette phase reste fragile. Un choc économique ou une nouvelle poussée inflationniste pourrait réduire l’appétit des banques. Agir maintenant, c’est profiter d’une fenêtre de tir limitée dans le temps.
🐦 Ce qu’en disent les experts
Banque de France confirme la reprise du crédit immobilier avec une hausse de la production de prêts en mars 2026 – Courtier immobilier à #Angers via @MySweetimmo https://t.co/871HQo5e5F
— My Courtier (@MY_COURTIER) May 15, 2026
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